Trombone

À propos du trombone

On dit que Beethoven comparait le trombone à « la voix de Dieu », peut-être en raison de sa tessiture, proche de celle de la voix humaine, ou encore de sa beauté et de sa souplesse. Le trombone se distingue des autres cuivres grâce à son arme pas si secrète : la coulisse. Alors que la trompette, le cor et le tuba sont limités aux notes produites par la longueur fixe de leur tube, le trombone peut s’étirer ou se raccourcir selon la volonté de l’instrumentiste, ce qui en fait l’un des membres les plus expressifs de l’orchestre. Son ancêtre est la saqueboute, un instrument de musique religieuse et profane du XVe siècle. À l’époque baroque, Bach, Haendel et consorts écrivent pour la saqueboute, tandis que le trombone moderne fait une apparition remarquée dans les rangs de l’orchestre au début de l’ère romantique, dans la Symphonie no 5 de Beethoven. Offrant un son en apparence intimidant, le trombone possède en réalité une grande polyvalence. S’il résonne comme un cri de guerre dans La chevauchée des Walkyries de Wagner, il se pare d’une sobre noblesse dans la musique orchestrale d’Edward Elgar. Dans ses symphonies, Mahler recourt souvent à la texture chaude et à la voix presque chorale de la section de trombones.