En 1890, Brahms met un terme à sa carrière de compositeur. Sa retraite sera de courte durée, puisqu’il reprendra la plume moins d’un an plus tard après une rencontre fructueuse avec le clarinettiste de renom Richard Mühlfeld. Les trois chefs-d’œuvre qui en résultent rassemblent aujourd’hui des musiciens en pleine ascension dans une délicate alchimie. Joseph Shiner, clarinettiste, teinte ainsi ces sonates d’une exquise mélancolie tandis que le piano raffiné de Somi Kim et le violoncelle éloquent de Yoanna Prodanova leur apportent texture et puissance.