Pleins de passion et d’énergie, le violoniste Benjamin Baker et le pianiste Daniel Lebhardt présentent ici trois sonates composées en 1942 et marquées chacune à leur manière par la guerre. La Sonate pour violon et piano de Copland est une pièce éclatée, aussi introspective que mélancolique. Celle de Poulenc met de côté l’insouciance habituelle du compositeur français pour un hommage déchirant au poète espagnol Lorca, abattu en 1936. Enfin, la paisible Sonate pour violon N° 2 de Prokofiev se distingue par son charme simple, comme un appel à transcender les circonstances.