En jouant sur un instrument d’époque, le pianiste Alexander Melnikov a trouvé une des plus belles manières de célébrer le centenaire de la disparition de Debussy. La chaleureuse résonance de son piano Érard, fabriqué aux alentours de 1885, insuffle vie et couleurs au Livre 2 des Préludes, donnant un air d’éternité aux pièces inspirées par la mer du chef de file des impressionnistes français. Le toucher délicat et tout en retenue du pianiste s’adjoint l’énergie d’Olga Pashchenko pour offrir une transcription à quatre mains de La Mer aussi scintillante qu’onirique.