Après le succès de son dernier album pour piano solo consacré à Chopin et Beethoven, et huit ans après un enregistrement des Variations Goldberg qui avait marqué les esprits, la musicienne italienne revient à Jean-Sébastien Bach avec ces quatre concertos qu’elle dirige depuis le clavier. Enregistré après une tournée de dix dates avec l’Amsterdam Sinfonietta, l’album documente la parfaite symbiose créée entre l’orchestre et la pianiste. Parfois en retrait, le piano se fond dans l’orchestre, et parfois soliste, il dirige l’ensemble. Les quatre concertos offrent ainsi un dialogue intime et éclairant sur l’universalité de ces œuvres, jouées ici sur un piano Steinway moderne — quand la plupart des concertos étaient des arrangements écrits à l’origine pour d'autres instruments, tels le violon ou le hautbois. La soliste et l’ensemble jouent comme une seule entité, mariant couleurs et maîtrise, détails et cohésion.