Le luthiste suédois Jacob Lindberg présente ici une rencontre exquise entre son instrument et la musique de J.S. Bach. Son luth Rauwolf, confectionné à Augsbourg vers 1590 et « modernisé » en 1715, possède une sonorité singulière, résonnante, qui en fait le médium idéal pour les richesses mélodiques et harmoniques du cantor de Leipzig. Le jeu réfléchi de Lindberg offre une intimité feutrée à ces pièces principalement composées pour violon, violoncelle ou clavecin, tout en les faisant gracieusement chanter. La majestueuse « Chaconne », tirée de la Partita N° 2 pour violon seul, et la Suite N° 1 pour violoncelle, vibrent ainsi d’une nouvelle émotion, dans un dialogue plein de dévotion entre le vieil instrument et ces immortelles partitions, qui ne lui était pas destinées.